
Pendant les alertes aériennes de la guerre, il fait la connaissance de Pierre Christin, son voisin, dans une cave. Puis, il rate son brevet et entre à quinze ans aux Arts Appliqués, section papiers peints. Il est assis sur le même banc que Giraud, mais ni l’un ni l’autre ne feront d’étincelles dans le papier peint.
En même temps qu’il poursuit ses études de dessin, il publie quelques récits dans « Fripounette et Marisette », « Cœurs Vaillants » et « Spirou ».
Alors que la SF est encore très marginale en France, ils publient en 1967 dans Pilote la première aventure de Valérian, « Les Mauvais Rêves », qui reçoit aussitôt un accueil favorable : les lecteurs sont sensibles au charme de Laureline, première femme, en dehors de Barbarella, un peu gironde qui se rend utile dans un scénario.
Ignorant encore qu’ils sont partis pour une inépuisable saga, ils se font rattraper par un très joli paradoxe temporel : en effet, dans la « Cité des Eaux mouvantes », album dessiné en 1968, ils prévoient un cataclysme universel pour 1986 : la date paraît suffisamment futuriste et 1984 est déjà pris... D’où le branle-bas de combat des deux albums parus en 84 et 85, « Les Spectres d’Inverloch » et « Les Foudres d’Hypsis », pour rattraper cette bavure...
Grand prix de la ville d’Angoulême en 84. Il s’embarque avec Christin en 1987 pour « Lady Polaris », superbe roman graphique des grands ports d’Europe (Autrement). Puis, toujours avec Christin, il réalise en 91 un Atlas Cosmique : les Habitants du Ciel où sont répertoriées toutes les créatures rencontrées par Valérian et Laureline.
En 1994, paraît "Les cercles du Pouvoir", 15ème album de la série Valérian.
Mais la sortie des Otages de l'Ultralum, 16ème album paru en juin 1996 prouve que Valérian et laureline sont toujours bien vivants dans l'œuvre de Mézières.